Par Upsocl
20/08/2021

“Je n’ai jamais imaginé que j’en serais capable. Je n’en suis pas fière mais au moins je sais qu’il ne pourra blesser personne d’autre. Je ne suis pas une mauvaise personne mais je sais que j’ai fait quelque chose de mal. Je ne l’ai jamais nié et j’ai été punie. Je ne tuerai jamais personne d’autre. Je ne me considère pas comme une meurtrière” a avoué Sarah Sands, après sa sortie de prison, où elle purgeait une peine depuis 2015.

Ce qui est arrivé à Sarah Sands et à sa famille est quelque chose que personne ne souhaiterait vivre. Cela semble évident, mais il est impossible de ne pas se mettre à leur place.

Son martyre a commencé en 2014, après avoir appris le contenu du casier judiciaire et les abus commis par son voisin Michael Pleasted, 77 ans.

“J’ai fait ce que n’importe quelle mère aurait fait”, a-t-elle avoué après avoir été libérée de prison où elle purgeait une peine pour avoir attaqué et tué Michael Pleasted, la personne qui avait abusé de son fils.

Central News

Voici la photo de Sarah Sands au moment de sa condamnation.

Les autorités ont révélé que le vieil homme qui habitait sur le trottoir d’en face de chez elle, avait reçu 24 condamnations pour des crimes sexuels. Il avait même changé de nom pour éviter d’être découvert et pour pouvoir continuer ses crimes.

“Je n’ai jamais imaginé que j’en serais capable. Je n’en suis pas fière mais au moins je sais qu’il ne pourra blesser personne d’autre. Je ne suis pas une mauvaise personne mais je sais que j’ai fait quelque chose de mal. Je ne l’ai jamais nié et j’ai été punie. Je ne tuerai jamais personne d’autre. Je ne me considère pas comme une meurtrière. Mais je ne regrette pas ce que j’ai fait. J’étais une mère désespérée qui devait protéger mes enfants”.

a avoué Sarah à The Sun

Central News

Cette mère de cinq enfants a appris début 2014 que son voisin avait abusé sexuellement de son fils Bradley. A cette époque, le vieil homme se serait approché du garçon de 12 ans, pour lui proposer un emploi dans un magasin où il était bénévole.

Elle s’est adressée aux autorités, à la police et aux services sociaux, mais personne ne l’a écoutée.

Sarah, après sa sortie de prison (Olivia West – News Group Newpap)

Sarah et Bradley pensaient tous les deux que c’était un bon moyen pour lui de gagner de l’argent, d’entrer dans le monde du travail pour devenir indépendant.

Il n’y avait aucune raison de se méfier de “Mick”.

Petit à petit, selon ce que raconte la femme, son fils a perdu tout intérêt pour le travail. En quelques jours, Sarah a appris que le vieil homme avait été accusé d’avoir abusé sexuellement de deux garçons qu’elle connaissait. Bradley, à l’époque, a nié avoir été maltraité. Ils ont demandé de l’aide partout, mais personne ne les a écoutés.

Sarah, après sa sortie de prison (Olivia West – News Group Newpap)

Peu de temps après, son fils s’est effondré devant elle et a avoué avoir été abusé.

La police savait tout, mais elle a quand même laissé Mick rentrer chez lui, sans avoir été condamné et il était libre de continuer à commettre des méfaits. Sarah s’est fait justice elle-même.

“Je l’ai trouvé en train de se tirer les cheveux, de tanguer, de trembler et de pleurer. Il n’arrêtait pas de dire : “J’aurais dû te le dire plus tôt, cela aurait pu l’empêcher d’avoir ces jeunes garçons.” Il a été agressé dans le magasin et chez lui. Je me sentais malade et j’avais le cœur brisé.

J’ai bu deux bouteilles de vin, je suis retournée dans mon ancien appartement et je me suis agenouillée par terre en tenant une photo des enfants et j’ai crié. Je n’avais pas pu pleurer avant, parce que Bradley était toujours là. La culpabilité que je ressentais de ne pas l’avoir protégé m’avait submergée C’est alors que j’ai pris le couteau et suis allée chez Mick.

Je voulais le persuader de plaider coupable pour que Bradley n’ait pas à témoigner. Mick a ouvert la porte et a sourit. Il était arrogant et sec. Il ne m’écoutait pas. Il était froid. Un homme différent de celui de mon sympathique voisin. Je l’ai frappé au front avec le couteau et il m’a attrapée. J’ai perdu le contrôle. Je ne pouvais laisser faire que d’autres personnes soient abîmées par cet homme, quelqu’un devait protéger les autres enfants.”

A rapporté Sarah à The Sun

Sarah, après sa sortie de prison (Olivia West – News Group Newpap)

Elle a utilisé le couteau de cuisine huit fois pour rendre justice.

Sarah a ensuite été filmée par des caméras de sécurité et a avoué en larmes le crime à la police. Elle a été condamnée à 4 ans de prison et, une fois sortie, elle dit ne pas regretter et avoir reçu tout le soutien de sa famille. Les gens ont compris son histoire et beaucoup se sont mis à sa place, plusieurs auraient fait de même sans réfléchir.

Bradley a aujourd’hui 19 ans et est sorti de l’anonymat pour raconter son expérience de victime, en plus d’avoir aidé sa mère à écrire un livre intitulé “Loss of Control” (Perte de contrôle).

VOUS AIMEREZ AUSSI