Par Upsocl
20/11/2020

Beaucoup de jeunes femmes décident de ne pas avoir d’enfants. Elles pensent qu’elles n’ont pas besoin de la maternité pour se définir comme des femmes qui ont réussi.

Maintenant que nous entrons dans la seconde décennie du XXIème siècle, la caractéristique principale est l’apparition d’un grand nombre de façons alternatives pour vivre.

En particulier depuis qu’internet a mis toute l’information du monde à portée de main, on peut chercher jusqu’à trouver le conseil qu’on cherche sur notre façon de voir la vie. Il n’y a plus une seule façon de vivre: aujourd’hui chaque personne peut choisir une différente combinaison de styles de vie pour créer le sien.

Gastón Taylor

Une des choses qui attire le plus l’attention sur ces choix de vie sont sans aucun doute les nouvelles manières d’aborder ce qui tourne autour de la famille. Traditionnellement on voyait la famille comme le noyau de la vie sociale. Chacun vit dans son monde quand il est petit pour ensuite se lancer et créer sa propre famille une fois adulte. 

Gastón Taylor

Aujourd’hui ce n’est pas une nécessité ou une option qui a amené certaines femmes à prendre la décision de simplement vivre leur vie sans enfants.

Gastón Taylor

Ailin Cubelo Naval est Argentine et a fait les gros titres en racontant son histoire à Infobae. Elle y détaille sa décision d’avoir recours à une opération de ligature des trompes, une méthode totallement efficace pour qu’une femme perde la capacité à procréer. Ce qui attire autant l’attention sur sa décision, c’est que Ailin a seulement 22 ans:

“Comme pour certaines personnes à qui le désir d’être mères est naturel, pour moi c’est naturel de ne pas l’être. J’ai fait une ligature des trompes car je ne veux pas avoir d’enfants, ni maintenant, ni jamais.

Quand on me demandait si je voulais être mère, je répondais toujours ‘après les 30 ans’ ou ‘j’en veux juste un’. Comme je ne me rendais pas compte que je voulais peut-être être mère, je m’excusais ou me donnais plus de temps.”

–Ailín Cubelo Naval pour Infobae

Gastón Taylor – La maternité doit être désirée ou ne pas être

 

Sa décision s’ajoute à celle de beaucoup d’autres femmes qui ont décidé de prendre un rôle un peu plus actif dans la décision de la maternité. Dénoncer que les pouvoirs factices, tout comme la société dominée par les hommes, leur fait porter sur les épaules la charge d’avoir et d’élever des enfants. Face à cela, certaines d’entre elles comme Ailin, ont tout simplement décidé que cela ne se passerait pas ainsi. Mais de là à y arriver, ce n’est pas si simple:

“J’ai dit au gynécologue que je voulais une ligature des trompes et il m’a dit non, que je devais revenir dans six ou sept mois, que je devais y réfléchir car il me trouvait très jeune. Avoir des enfants est quelque chose de positif, que lui-même en a deux. Et il m’a demandé une sorte d’évaluation psychologique, un mot de mon psychologue qui affirme que je suis bien dans ma peau. C’est complètement illégal. Je suis sortie en pleurant du cabinet”.

–Ailín Cubelo Naval pour Infobae

Gastón Taylor

Évidemment, face à cette décision, la question qui est la plus posée à Ailin est : est-ce qu’elle changera d’avis à un moment? Mais elle se montre sûre d’elle-même. 

“Je ne pense pas que cela arrivera mais si jamais je le regrettais, il y a toujours la possibilité d’adopter qui se rapproche plus de ma philosophie de vie, qui est de ne pas faire venir plus de monde sur terre et de s’occuper des jeunes qui en ont déjà besoin.

Les phrases que j’entends le plus sont ‘Et quand tu seras plus vieille, qui va s’occuper de toi?, ‘à qui vas-tu laisser ton héritage?’ , ‘et quand tu seras amoureuse?’ , ‘et quand tu trouveras la personne idéale et que tu voudras lui faire un enfant?’. Tout le temps en train d’idéaliser la maternité.

–Ailín Cubelo Naval pour Infobae

Gastón Taylor

Le soutien de groupes d’entraide comme “Libre de hijos- Argentina (sans enfants – Argentine)”, a été la clé pour que Ailin ose aller de l’avant avec sa décision. On lui a aussi recommandé une gynécologue qui ne la ferait pas se sentir mal avec sa décision, quelque chose qui était clé pour Ailin: la pression sociale n’arrêtait pas de la poursuivre.  

Une fois l’opération faite, elle a aussi appris que cette procédure réduisait au minimum le risque de cancer des ovaires. Mais le plus important, c’est qu’elle est sortie de cette étape avec une nouvelle perspective sur la vie:

“Je rencontre beaucoup de personnes qui commentent sur les groupes ‘si j’avais eu cette information quand j’étais jeune, je n’aurais pas eu d’enfants’. La maternité ne devrait pas être une obligation sociale”, dit-elle pour finir. “Je ne juge pas celles qui ont choisi d’être mères, je ne vais pas dans la rue en disant ‘olala comment elle s’est ruiné la vie’, ‘Elle est complètement folle’, ‘Comment elle peut avoir trois enfants?”.

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–Ailín Cubelo Naval poiur Infobae

Gastón Taylor

Son histoire sera très inspirante pour d’autres filles qui peuvent se trouver dans des situations similaires. Le combat par lequel elle a dû passer pour rendre ses désirs réalité peuvent apeurer quelqu’un qui voudrait l’imiter mais qui n’a pas la même volonté. Pour des filles qui pensent de cette façon, Ailin est une pionière dans une manière alternative d’être une femme au XXIème siècle.

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