Par Upsocl
23/10/2020

Son nom c’est Pol Galofre et il vient de Barcelone (Espagne). Il a grandi en tant que femme garçon manqué mais quant il est entré à l’université, sa vie a changé, tout comme son nom et son apparence. Aujourd’hui il se bat pour les droits de la communauté trans, alors qu’il attend son premier bébé et est à deux semaines de grossesse.

Ingénieur du son de métier et vocation de guerrier. Un combattant né qui a vécu opprimé pendant de nombreuses années jusqu’à trouver son bonheur. Il est né à Barcelone en 1987 et selon ce qu’il explique au média La Vanguardia, il a grandi comme une femme garçon manqué. Quand il est arrivé à l’université il s’est rendu compte qu’il existait un monde inconnu, il a découvert la communauté trans.

Comme beaucoup de personnes trans, il a reçu des insultes dans son quartier et à l’école. On l’embêtait pour être masculine, mais une fois qu’il a été reconnue en tant qu’homme, ces insultes sont devenues moins crues.

“Je suis un homme et je suis enceinte.”

Xavi Jurio

Pol Galofre explique à  La Vanguardia que le monde l’a reconnu comme masculin quand il s’est laissé pousser la barbe et qu’il a adopté une attitude agressive et dominante tout comme ceux qui l’embêtaient avant son changement de genre.

Cela l’a fait se sentir appartenir à un groupe, cependant, ce n’était pas parfait. Il était en train de tomber dans le même jeu et cela le perturbait.

“Ce voyage m’a fait réfléchir sur la masculinité. 

Maintenant je ne bois pas car je suis enceinte, mais il y a deux ans, je suis rentré très bourré à la maison en passant par le Raval (quartier de Barcelone), et je savais qu’il n’y avait plus à avoir peur. Il y a d’autres choses: l’attention qu’on vous donne. Si je vais acheter de la peinture avec ma colloc, elle parle avec le vendeur et il me répond à moi. Ou si on un problème de voiture, on me parle à moi au lieu de parler à la conductrice… l’homme est l’autorité, ceux qui ne sont pas des hommes occupent une place secondaire. C’est un problème”.

– a expliqué Pol Galofre à La Vanguardia

Image referencielle – Pixabay

Mais la vie de Pol a changé radicalement il y a peu, quand il a appris sa grossesse.

Tout son processus de changement a été accompagné de traitements médicaux, de modifications corporelles, cependant, il a toujours su qu’il voulait tomber enceinte.

“Une fois que tu commences les hormones, en quelques mois, dans cet état d’Espagne, on recommande une hystérectomie, c’est à dire, vider les ovules et l’utérus. Beaucoup de monde le fait car c’est ce que recommandent les médecins et ils ne le remettent pas en question, en plus cela permet aux changements corporels d’être plus rapides. Cela m’inquiète car je ne veux pas dépendre de la pharmacie toute la vie et les hormones sont nécessaires”.

 

– a expliqué Pol à La Vanguardia- 

 

Xavi Jurio

L’amour a envahi le couple quand ils ont appris pour la grossesse, il explique aussi qu’il ne va lui imposer aucun genre pour ne pas répéter les mêmes erreurs qu’à subies Pol par exemple.

Il sait que ce sera compliqué mais c’est un changement nécessaire.

Image referencielle – Pixabay

Pol et son partenaire affrontent le futur avec optimisme, en sachant que la société change dans le bon sens mais il faut continuer de se battre tous les jours. Il reste encore de nombreuses choses à changer, surtout sur la discrimination et l’égalité des droits. Le respect.

“La première réaction est de le nier”, explique Pol sur l’homophobie, le racisme et d’autres discriminations.

Cela ne fait aucun doute qu’ils seront une magnifique famille, pleine de respect, d’amour et surtout de joie.

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