Par Upsocl
03/12/2019

«L’homosexualité n’est pas naturelle pour les ougandais, il y a eu un recrutement massif par des personnes homosexuelles dans les écoles, et particulièrement parmi les jeunes, où est promue l’idée fausse que les gens puissent naître ainsi”, a déclaré le ministre de l’Éthique et de l’Intégrité.»

Les personnes LGBTI et en particulier les homosexuels ont obtenu ces dernières décennies d’importantes avancées dans le monde pour être reconnus, visibles et respectés dans leurs droits. Mais il y a des pays qui ont l’air d’aller dans le sens contraire. Par exemple, en Ouganda, l’homosexualité est de nouveau au centre des débats après que le gouvernement ait annoncé que dans quelques semaines, le projet de loi qui condamne à la peine de mort les homosexuels, sera de nouveau en vigueur après avoir été annulé il y a 5 ans suite à un problème de termes techniques.

Président de l’Ouganda | Shutterstock

La loi est connue comme “Kill the gays” (Tuer les homosexuels), qui comme le dit son nom,  a pour but de donner une punition très sévère à ceux qui commetent des actes honosexuels ou en relation avec ce qu’est l’homosexualité. C’est un des pays qui est déjà connu pour avoir plusieurs des lois parmi les plus prohibitives au monde contre les personnes LGBTI. Puisque en effet, en Ouganda (comme dans d’autres pays d’Afrique),  les relations entre les personnes de même sexe sont considérées comme tabou et le sexe homosexuel est un délit qui entraîne des punitions qui commencent par une peine de prison.

«L’homosexualité n’est pas naturelle pour les Ougandais, il y a eu un recrutement massif par des personnes homosexuelles dans les écoles, et particulièrement parmi les jeunes, où est promue l’idée fausse que les gens puissent naître ainsi (…) Notre loi pénale est actuellement limitée. Elle criminalise seulement l’acte. Nous souhaitons que cela soit clair que toute personne impliquée dans la promotion ou le recrutement doit être considérée comme criminelle. Ceux qui commettent des actes graves doivent recevoir la peine de mort”

a déclaré le ministre de l’Éthique et de l’Intégrité, Simon Lokodo, selon ce que rapporte le Daily Mail.

Ministre de l’Éthique et de l’Intégrité | Shutterstock

Cela arrive suite à ce qui est arrivé au Brunei au début de l’année.  le Brunei a provoqué une manifestation mondiale après avoir imposé la peine de mort comme punition contre le sexe homosexuel, qui a obligé le gouvernement à faire marche arrière suite aux critiques et au boycott international en protestation. Alors que le président de l’Ouganda, Yoweri Museveni,  lui est tranquille de savoir qu’il compte avec un ample soutien, au moins celui des autres parlementaires.

«Récupérer la législation contre les homosexuels conduira inévitablement à une augmentation de la discrimination et des atrocités»

– a dit Zahra Mohamed, de la fondation Stephen Lewis de Toronto. Un fervent opposant à cet loi immorale .

Wikimedia

Le projet va être présenté dans les prochaines semaines et il est attendu que son vote se fasse avant la fin de l’année. Lokodo a manifesté qu’ils étaient préparés face à n’importe quelle réponse négative, ayant déjà de l’expérience sur le sujet. En effet, en 2014, ils avaient déjà promu cette loi et différents pays ont alors suspendu ou redirigé l’aide qu’ils envoyaient au pays. Une loi qui maintient en alerte la communauté LGBTI du pays, qui déplore déjà les assassinats de trois hommes homosexuels et d’une femme transgenre cette année.

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