Par Upsocl
01/04/2020

Le coronavirus a fait en sorte que les prédateurs les plus dangereux pour ces tortues de mer -les êtres humains- aient disparus des côtes. Ces merveilleux animaux vont donc enfin pouvoir pondre leurs oeufs et accueillir leurs petits en toute sérénité, les “monstres” sont confinés.

Depuis les niveaux de pollution qui se sont réduits drastiquement partout dans le monde jusqu’à la réduction du trou dans la couche d’ozone, en passant par la suspension des corridas de taureaux qui a sauvé des dizaines d’animaux, et la fermeture définitive d’un cruel service de promenade à dos d’éléphants, on dirait bien que la l’immobilisation mondiale provoquée par le coronavirus est réellement en train d’aider la nature à se régénérer. 

AP

Si la pandémie a provoqué, à travers cette nouvelle maladie, de graves ravages pour toute la planète, la mise en “pause” imposée par la quarantaine dans des centaines de pays -dont beaucoup sont responsables des plus grandes émissions de gaz à effet de serre dans le monde- il semblerait que c’était justement ce dont notre planète, et sa vie sauvage, avaient besoin pour surmonter les dommages que la race humaine lui a infligés.

Une autre source qui confirme que le COVID-19 est ce qui est arrivé de “mieux” à la nature, est le site d’information The Hindu. Il a d’ailleurs rapporté que, après 7 ans d’absence, les tortues de mer de l’espèce Olive Ridley, sont revenues en masse pour couver sur la plage indienne de Rushikulya grâce au fait que ses plus grands prédateurs, les êtres humains, sont confinés en quarantaine.

Reuters

Le 22 mars, autour des 2 heures du matin, 2 000 tortues femelles ont commencées à sortir de l’eau vers la plage, a raconté Amlan Nayak, l’Administrateur Général des Parcs Forestiers de Berhampur (DFO de son sigle anglais), au journal The Hindu.

Selon les rapports, les tortues femelles reviennent toujours sur la plage sur laquelle elles sont nées pour y pondre leurs oeufs. Et la côte d’Odisha est le site de ponte le plus massif et le plus grand pour cette période de reproduction. Selon l’Organisation de la Vie Sauvage d’Odisha (OWO), presque 50% de la population mondiale de cette race de tortues vient sur cette plage pour y pondre.

Selon le Département Forestier d’Inde, presque 3 millions de tortues mères ont dû interrompre le processus de ponte sur cette plage en raison des chasseurs, des touristes et de la pollution provoquée par l’être humain.

@_harikrishhnan_S

Aujourd’hui en revanche, le Département Forestier a confirmé que cette année a connu la plus grande fréquentation de tortues, “Chaque année est très variable, bonne comme mauvaise. Cependant, durant ces deux dernières années nous avons assisté à une belle augmentation quant au nombre de pontes et cette année évidemment a été de loin la meilleure”.

Il a été interdit aux touristes de visiter Rushikulya dû à la fermeture du site depuis le 24 mars dernier. Les chercheurs scientifiques spécialisés sur les tortues ou les chercheurs environnementaux sont les seuls à avoir pu visiter les sites de ponte.

Olive Ridley Project

Alors que la ponte massive à Gahirmatha se termine, celle-ci se poursuite dans la région indienne de Rushikulya. On estime qu’environ 60 millions d’oeufs seront pondus cette année.

@DrAshJac

Si le coronavirus apparaìt comme une malédiction qui changera nos vies pour toujours, il semblerait aussi que cette pandémie est exactement ce dont notre planète avait besoin pour surmonter les dommages que nous lui avons causés. 

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