Par Upsocl
20/08/2021

Laurel Hubbard, d’origine néo-zélandaise, a été la cible des critiques de ceux qui considéraient qu’ayant été un homme pendant les 30 premières années de sa vie, elle serait imbattable. Les défenseurs des LGBT considèrent son élimination comme la preuve qu’elle est comme toutes les autres femmes.

Il ne fait aucun doute que ces jeux olympiques de l’année 2021 resteront dans les mémoires. Tout d’abord parce qu’ils ont eu lieu pendant une pandémie, une situation qui ne s’était pas produite dans le monde depuis 1918 avec la ainsi nommée “grippe espagnole”, ces jeux ont été sous le signe du changement depuis la dernière fois qu’ils ont eu lieu.

L’autre aspect qui a beaucoup attiré l’attention, c’est que cette année l’inclusion des personnes trans ou qui ont changé d’identité sexuelle, a été complètement acceptée.

AFP

Si c’était encore une question controversée il y a quelques années, c’est aujourd’hui une réalité. On a vu non seulement une star du skateboard qui s’identifie comme non binaire, mais il y a aussi eu une athlète qui lors des Jeux précédents aurait été interdite de concourir. Il s’agit de Laurel Hubbard, une haltérophile née en Nouvelle-Zélande.

Réalisant presque les pires craintes des critiques les plus conservateurs, Laurel est une personne qui a réussi sa transition d’homme à femme, une nouvelle identité avec laquelle elle a commencé à concourir en haltérophilie féminine.

AFP

La participation de Laurel est si controversée car ceux qui défendent une concurrence égale dans le sport soulignent qu’une personne qui a vécu une grande partie de sa vie en tant qu’homme aurait un avantage indéniable sur celles qui ont été des femmes depuis leur naissance.

La théorie a été mise de côté après l’annonce de l’élimination de Laurel de la compétition.

AFP

Bien que ce soit une mauvaise nouvelle pour l’athlète elle-même, qui aspirait bien sûr à aller plus loin dans la compétition, le prétendu avantage écrasant qu’elle aurait s’est avéré irréel. Laurel a simplement concouru comme n’importe quelle autre femme dans sa catégorie.

Pour participer en tant qu’athlète trans dans l’une des catégories, les Jeux Olympiques nécessitent une série de tests et de démonstrations qu’un processus de transition a été effectué conformément aux règles de la compétition. Cela inclut une suppression des niveaux de testostérone dans le corps d’un homme qui est devenu une femme, de sorte que la force naturelle qu’elle aurait soit plus conforme à celle d’une femme.

AFP

Les critiques de ce processus soulignent que même dans ce cadre, le fait d’avoir traversé une puberté masculine donnerait à l’athlète un avantage en terme de densité osseuse et une capacité musculaire bien supérieure. Malheureusement pour sa carrière, Lauren a prouvé qu’il n’en était rien.

AFP

Elle n’a peut-être pas obtenu le trophée qu’elle recherchait, mais Lauren peut rentrer chez elle avec une certitude : grâce à sa défaite, d’autres athlètes trans comme elle pourront concourir avec une plus grande assurance.

VOUS AIMEREZ AUSSI