Par Upsocl
23/09/2021

María José Carrasco souffrait d’une sclérose en plaques depuis 30 ans et elle n’en pouvait plus. “Je ne veux pas m’endormir, je veux mourir”, avait-t-elle dit. Son mari lui a donné des médicaments et elle s’est endormie pour toujours.

Il est très douloureux de savoir qu’un membre de sa famille ou un proche souffre d’une maladie grave sans remède. Surtout si cette personne souffre de douleurs physiques et d’inconforts qui l’empêchent de continuer à vivre normalement.

C’est dans ce cas là qu’il existe une option qui a toujours été très controversée : l’euthanasie. C’est un processus dans lequel la personne est assistée pour mettre fin à ses jours dans le cas de maladies qui n’ont plus de retour en arrière.

Carlos Rosillo

Ángel Hernández a vécu cela avec sa femme María José Carrasco, qui souffrait d’une sclérose en plaques depuis 30 ans. La femme a toujours vu l’euthanasie comme une possibilité pour calmer la douleur physique et émotionnelle après tant d’années de maladie. Cependant, dans son pays natal, l’Espagne, l’euthanasie est punie par la loi.

Selon les informations d’El País, à l’âge de 69 ans, la femme a été aidée par son mari qui lui a donné un médicament mortel dans un verre d’eau. Quelques heures plus tard, María José a quitté ce monde en dormant.

Carlos Rosillo

L’homme avait été arrêté à l’époque pour avoir participé à la mort de sa femme. Mais récemment, la loi sur l’euthanasie a commencé à entrer en vigueur en Espagne, de sorte que le tribunal pénal numéro 34 de Madrid a abandonné les charges et l’a acquitté.

La femme souhaitait déjà cette fin depuis un certain temps, comme elle l’avait commenté dans une interview que le couple avait accordée à El País en 2018. María José y disait qu’elle ne voulait pas que sa maladie s’aggrave et qu’elle ne voulait pas souffrir à cause des traitements. “Je ne veux pas dormir, je veux mourir”, avait-elle déclaré à l’occasion.

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Avec la loi en vigueur, le tribunal a établi qu’Angel était “autorisé” à ce que sa femme mette fin à ses jours. En outre, il a aussi été invoqué “le droit de mettre fin à la vie dans des situations de maladie grave, chronique et invalidante ou de maladie grave et incurable, protégeant ainsi légalement un droit qui n’avait auparavant pas de couverture légale”.

Aujourd’hui, Ángel a 71 ans et il a expliqué qu’il souhaitait que son cas soit médiatisé afin d’aider d’autres personnes qui sont dans la même situation. “Avec ça, je ferme déjà un chapitre. J’ai promis de me battre jusqu’à ce qu’il y ait une loi, puis jusqu’au procès”, a terminé l’homme.

Carlos Rosillo

Le souhait de María José a été exaucé et elle peut maintenant se reposer de ces douleurs intenses qui l’ont tant affligée dans la vie et qui étaient plus fortes que ce qu’elle pouvait supporter.

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