Par Upsocl
22/05/2020

Ingeborg Van der Duin, professeure des écoles, dans une école d‘Haarlem (Pays Bas), adore partager avec ses petits écoliers, cette pandémie lui a donc joué un mauvais tour. Cependant, elle a réussi à tirer parti de ces circonstances et maintenant ses élèves peuvent être sûrs que “leur maîtresse sera toujours avec eux et là pour eux”.

Jusqu’à présent lorsque l’on parle de la classe en ligne et tout ce que cela implique, nous pensons toujours depuis la perspective des enfants: vont-il se distraire avec l’ordinateur en face d’eux? Arriveront-ils à se concentrer sur la classe? Feront-ils bien leurs devoirs?

En revanche, personne ne pense aux enseignants. Eux, sur qui malheureusement pèse le stigmate d’être l’autorité, et de faire en sorte que les choses fonctionnent. Par conséquent, toute l’attention est focalisée là-dessus et on ne les a pas toujours consultés sur comment ils se sentaient depuis qu’ils travaillent de chez eux.

Prenons le cas de Ingeborg Meinster-Van der Duin par exemple. Elle est enseignante à l’école de Bavinck à Haarlem (Pays Bas). Elle a dédié la plus grande partie de sa vie à ses élèves et elle a vu son travail sérieusement compromis lorsqu’ils ont fermé l’école à cause de la pandémie du COVID-19.

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Madame Ingeborg vit pour ses petits écoliers, qui l’accompagnent jours après jours dans la salle de classe et égayent sa vie avec leurs malices. C’est pour cette raison qu’elle n’a pas pu attendre une seconde de plus de les avoir loin et elle a tricoté 23 petites poupées personnalisées qui représentent chacun de ses élèves pour qu’ils soient proches d’elle en ces jours de confinement.

Le niveau de détails de chacune d’entre elles est très impressionnant: Ingeborg a réussi à identifier les tenues vestimentaires de ses élèves et elle les a tricotés avec leurs cardigans et pulls respectifs, en plus de s’assurer d’y ajouter lunettes ou tâches de rousseurs à qui cela correspondait. Elle a environ dédié 3 à 4 heures pour chaque petite poupée de laine.

Ingeborg Van der Duin

Une fois qu’elle a terminé ce travail, elle a montré le résultat à ses élèves et leurs parents. Le projet a été un vrai succès: sans mettre le nom sous chacune des poupées, les enfants ont pu identifier parfaitement de qui était chaque poupée.

Mais il leur manquait quelqu’un de très important à cette collection : la maîtresse Ingeborg, qui n’avait pas pensé à faire une poupée d’elle-même, s’est donc mise à l’ouvrage et a complété la collection avec son propre modèle.

Ingeborg Van der Duin

Bientôt, tous les élèves des Pays Bas pourront retourner à l’école pour récupérer leurs affaires personnelles, Ingeborg aura alors l’opportunité de revoir ses élèves et leur remettre personnellement la poupée qui les représente.

On raconte que cette idée a été si populaire dans l’école, que beaucoup de professeurs lui ont demandé de tricoter des poupées de leurs élèves, mais Ingeborg dit: “Il n’y a pas de temps pour ça”, seulement pour ses adorables élèves. 

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