Par Upsocl
17/11/2020

Même si cela a été fort, Candice ne regrette pas son Utah natal. “Le Mexique m’a défiée d’une façon que je n’avais jamais imaginée, mais je ne regrette rien”, affirme t-elle.

Certaines personnes prennent des mesures extrêmes par amour, d’autres laissent même tout derrière elles pour s’aventurer dans une nouvelle vie avec leur couple bien aimé. C’est le cas de Candice, une américaine qui a décidé d’aller vivre au Mexique avec son mari, après qu’il ait été déporté dans son pays d’origine.

La guerita, son surnom sur les réseaux sociaux, a raconté qu’elle ne regrette pas sa décision malgré avoir laissé derrière elle tout une vie avec plus de commodités que celle qu’elle vit désormais dans la petite ville de Puebla, où elle s’est établie avec son mari Fidel et sa famille.

@_laguerita70

“Le Mexique m’a défié d’une façon que je n’aurais jamais pu imaginer, mais je ne regrette pas d’être dans ce pays avec mon mari et nos deux enfants. J’ai fait ce qui était le mieux pour ma famille; et mes enfants grandissent heureux avec leurs parents”, a dit Candice au média La Opinión.

Candice, est un nom emprunté car elle préfère ne pas être connue pour des mesures de sécurité. Elle a rencontré son mari en 2007 après être sortie avec une amie et son compagnon qui avait invité une quatrième personne: Fidel

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“Il m’a beaucoup plu dès que je l’ai vu. Il avait un beau sourire et était extrêmement beau. Il m’a impressionné avec ses bottes, son chapeau de cow-boy et sa grande voiture rouge”, raconte-t-elle.

“À partir de là, nous avons commencé à nous envoyer des textos en espagnol. J’avais appris un peu d’espagnol avant de le rencontrer en écoutant des conversations. Et chaque nuit j’utilisais l’application gratuite Duolingo pour communiquer avec lui”, a t-elle ajouté.

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En moins d’un an de relation, elle était déjà enceinte de son premier enfant. Diego est né en 2009 et ils se sont mis à vivre ensemble en famille. Alorsqu’il travaille 6 jours par semaine, avec peu de repos et qu’elle a étudié jusqu’à obtenir son diplôme en Justice Criminelle et Service Humains. 

Fidel est arrivé aux États Unis à 17 ans et a vécu presque deux décinie dans le pays comme sans papiers. C’était quelque chose qui inquiétait la famille mais qui n’a jamais mis en danger leur union car leur amour était plus fort. 

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“J’étais tout le temps inquiète qu’on aille l’arrêter sur le chemin du travail”, a-t-elle dit. Jusqu’à ce que le cauchemar devienne réalité.

En sortant du travail avec un collègue un officier leur a demandé leur documents d’identité et c’est là qu’a commencé ce que Fidel avait évité pendant des années. “Mon mari n’a pu leur donner aucun document. Le policier l’a emmené et a contacté le service de Migration et des Douanes”, se souvient Candice.

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“C’est comme si on m’avait enlevé tout l’air de mes poumons. Je ne savais pas quoi faire. La police a dit qu’on l’a arrêté car on pensait qu’ils étaient en train de voler des outils”, a t-elle ajouté.

Ils ont réussi à se marier en 2016, avant que le serice d’immigration ne l’emmène et qu’il ne soit déporté. “Quand nous avons été déclaré Mari et Femme, nous n’avons pas pu nous prendre dans les bras. Cela a été très triste. La célébration du mariage a eu lieu au travers d’une vitre”.

Il a été presque un an sous la responsabilité du service de migration de l’Utah. Et ils ont eu beau se battre, ils n’ont pas pu empecher la déportation qui a eu lieu le 1er août 2017 alors que Fidel avait 36 ans.

Cela faisait seulement une semaine qu’il était parti que Candice est allée au Mexique pour rendre visite à son mari deux semaines. Cependant, alors qu’elle allait prendre son vol de retour, elle a regardé son fils en train de pleurer et a décidé d’aller vivre dans le pays aztèque.

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“Je ne voulais plus jamais voir mon fils avec ce profond regard de tristesse”, a t-elle exprimé. En décembre de cette année, elle est partie au Mexique et même si les premiers temps ont été difficiles, elle est fière de sa décision. 

Cependant, ils sentaient le soulagement de pouvoir former leur famille avec tranquillité sans devoir se préoccuper de papiers migratoires. “Nous n’avions plus ce nuage noir au-dessus de nous”, a t-elle manifesté.

Rien ne les a séparés.

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