Par Upsocl
14/01/2021

Contrairement à ce que beaucoup de monde croit, Belén Álvarez (Argentine) ne déteste pas les bébés, mais elle ne veut tout simplement pas être mère. Elle le sait depuis qu’elle est toute petite et la société l’a toujours condamnée pour sa décision, mais dans le mouvement “Child Free”, elle a réussi à trouver un espace de soutien où elle a enfin pu arrêter de «se sentir folle».

En 2007, Belén Álvarez, une jeune femme argentine n’avait que 14 ans lorsque l’un de ses professeurs de primaire a ouvert un fenêtre dans sa tête.

Belén avait toujours pensé qu’elle ne voulait pas d’enfants, depuis très jeune, mais on ne l’avait jamais prise au sérieux et ses camarades ne parlaient que du nom qu’ils donneraient à leurs bébés. Quand on lui posait la question, elle répondait avec honte qu’elle ne voulait pas avoir d’enfants et elle se sentait jugée par ses pairs et ses amis proches.

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Mais la situation qui a eu lieu avec son enseignante lui a fait voir que sa position était tout aussi valide que celle des autres. Quand une camarade de classe s’est sentie désolée pour l’enseignante de ne pas avoir d’enfants, elle a arrêté la classe et a répondu avec une clarté qu’on voit rarement chez les femmes plus âgées.

Elle a répondu qu’elle ne devait pas être désolée, qu’elle ne devait pas croire qu’elle n’a pas d’enfants car elle n’avait pas pu en avoir mais c’est parce qu’elle n’avait pas voulu. Elle ne s’était pas non plus mariée et elle était heureuse comme cela. Et moi, ufff, ma tête a explosé. Je ressentais la même chose mais je ne savais pas qu’on pouvait vivre sans ces deux choses-là. Et à partir de là, c’était plus clair que jamais: “C’était le style de vie que je voulais“.

—Belén Álvarez à Infobae

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Le temps est passé et Belén est restée ferme sur sa position et elle a dû supporter toutes les questions de gens qui voulaient se mêler de ce qui ne les regardaient pas ou qui étaient dérangés par sa décision. Elle a été en couple pendant six ans et les gens étaient sûrs «qu’elle allait ressentir l’appel» pour devenir mère, ce qui n’est jamais arrivé.

Elle s’est rendue compte dans ses propres mots que “la société n’est pas habituée à ce qu’une femme décide quoi faire avec son corps” et que ‘le corps est une propriété privée et que la décision d’avoir des enfants ou non doit être libre pour toutes”.

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À un moment donné, elle a appris l’existence d’un mouvement mondial “Child Free”, qui regroupe des femmes et des hommes qui n’ont pas l’intention d’avoir des enfants dans leur vie. Elle a trouvé là-bas du soutien, du réconfort et de l’espoir.

J’ai trouvé un nouveau monde plein de gens qui partageaient ce sentiment de ne pas vouloir avoir d’enfants. Nous avons tous eu des expériences similaires, nous avions affaire à la typique tante qui à Noël insiste: “C’est pour quand?” Du coup, le mouvement Child Free m’a apporté son soutien. Je ne me sentais plus seule, je ne me sentais pas folle“.

—Belén Álvarez a Infobae

Belen explique qu’ils ne détestent pas les enfants et ne font pas de procès de morale à ceux qui ont décidé d’en avoir mais qu’ils comprennent que chaque personne a ses désirs de vie et ses plans où il peut y avoir un futur enfant ou non tout simplement.

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La jeune femme, aujourd’hui âgée de 27 ans et qui est neurophysiologiste, a décidé de ratifier sa décision au bout d’un certain temps et, après près de 10 ans sur le sujet et après avoir essuyé des refus ou des réponses évasives de la part des médecins, elle a enfin pu se faire ligaturer les trompes à la fin de l’année 2019.

Je connais tellement de personnes âgées que personne ne vient jamais voir et elles  meurent seules, alors je sais qu’avoir des enfants ne vous garantit rien. Et en plus quoi? Vous mettez au monde un enfant pour qu’il soit votre infirmière? C’est ça qui me semble être égoïste“.

—Belén Álvarez à Infobae

Ce genre de cas sert à démontrer une réalité qui à cette étape est indéniable. Il n’est pas possible que les femmes ne puissent pas prendre de décision sur leurs corps surtout si l’argument qu’on leur donne implique les valeurs et “les coutumes de la bonne morale”.

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Nous devons construire une société basée sur le respect des autres, quelle que soit notre façon de vivre. 

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