En 2020, en pleine pandémie, Vitória Micall avait 25 ans et attendait son premier enfant. Elle était enceinte de 37 semaines lorsqu’elle a contracté la COVID-19, et son état de santé s’est rapidement détérioré.
Ses poumons ont été gravement touchés et les médecins ont dû pratiquer une césarienne en urgence. Après l’intervention, Vitória a été intubée et transférée directement en réanimation.

En réanimation, elle a subi un arrêt cardiorespiratoire. Le manque d’oxygène a provoqué de graves lésions cérébrales et a complètement changé sa vie.
Lorsqu’elle a finalement pu rentrer chez elle, Vitória ne pouvait plus marcher ni parler. Elle avait également besoin d’une sonde d’alimentation et d’une trachéotomie pour l’aider à respirer.

Quatre ans plus tard, en 2024, elle avait 29 ans et vivait à Fortaleza avec sa mère, Maria, qui s’occupait d’elle. Sa fille Louise, qui avait 4 ans à l’époque, vivait avec son père et rendait visite à Vitória tous les 15 jours.
Malgré la gravité de ses blessures, sa famille a commencé à remarquer de petites améliorations. L’une d’elles était particulièrement importante : Vitória avait commencé à suivre sa fille du regard.

Les médecins considéraient les lésions comme irréversibles et Vitória avait besoin d’un traitement de rééducation intensif, comprenant de la kinésithérapie et de l’orthophonie. Cependant, son assurance maladie ne couvrait que deux séances hebdomadaires de kinésithérapie d’une heure et une séance d’orthophonie d’une demi-heure.
En septembre 2024, l’organisation brésilienne VOAA a lancé une campagne pour contribuer au financement de son traitement. L’objectif était de récolter R$160.000, et finalement plus de R$70.000 ont été collectés.
L’argent a contribué à financer des traitements tels que la kinésithérapie et l’hydrothérapie, ainsi que des médicaments et des examens.
Quatre ans après le jour où la COVID a changé sa vie, Vitória dépend toujours de sa famille pour de nombreuses activités quotidiennes. Mais elle continue aussi d’avancer, pas à pas, dans l’espoir de retrouver certaines des fonctions qu’elle a perdues.
