Elle a survécu en s’agrippant au cou de son mari : l’eau n’a pas pu les séparer, mais 17 jours plus tard, il a dû l’enterrer

Por Krishna Medina
3 September, 2026

Hilario Reynosa a les bras burinés par le soleil et les années. Lorsque l’eau est entrée dans sa maison du quartier Morelos de Poza Rica, Veracruz, au Mexique, ces bras étaient la seule chose solide qui restait au monde.

@yazz_zz

Gracias a la gente que compartió y no dejó de compartir, lograron rescatar a los abuelitos atrapados en la inundación de hoy💗🙏🏽

♬ sonido original – Yazmini

La rivière Cazones était sortie de son lit à la mi-octobre 2025. Le courant avait emporté les meubles, les toits, les photographies, les vêtements et l’espoir que de nombreuses familles avaient construit au fil des années. C’est alors qu’Hilario demanda à sa femme, Elodia Reyes, qui ne savait pas nager, de s’accrocher à son cou. Il n’y avait pas d’autre moyen d’avancer.
Ils atteignirent le point le plus élevé et y restèrent, enlacés, à attendre. Ils ne savaient pas combien de temps s’écoulerait, mais si l’un mourait… ils mouraient tous les deux.

@yaz.l.min

La photographie de ces deux corps agrippés l’un à l’autre, avec de l’eau brune jusqu’à la taille, a fait le tour du monde. Des agences comme l’AFP et des médias internationaux ont confirmé qu’il s’agissait bien d’eux, à cet endroit, ce jour-là. Ils avaient perdu presque tout ce qui était matériel.
Un voisin les a retrouvés quelques heures plus tard et les a sortis de là à bord d’une barque.

@yaz.l.min

Ce que personne n’a dit à l’époque, c’est qu’Elodia est morte le 27 octobre, quelques jours seulement après que l’image est devenue virale. Elle a été enterrée à Naranjos Amatlán, à plus de cent kilomètres de la maison qui n’existe plus.

Hilario, qui avait partagé 26 ans de mariage avec sa femme, s’est retrouvé avec cette photo, comme quelqu’un qui s’accroche à la seule chose que l’eau n’a pas pu emporter. La preuve que, jusqu’à la toute fin, elle s’est accrochée à lui, et qu’il ne l’a pas laissée partir.

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