Esmé Lambert n’avait que 2 ans lorsque ses parents ont remarqué qu’elle vomissait sans raison apparente.

Le diagnostic a été un coup de massue : un épendymome, une tumeur cérébrale rare et de haut grade, située près de la moelle épinière. Les médecins ont été catégoriques : sans opération, elle ne survivrait pas. L’intervention a duré 8 heures et s’est bien déroulée, mais elle a laissé une cicatrice d’environ 3 pouces de long à l’arrière du cou de la benjamine d’une fratrie de quatre enfants. Puis elle a suivi 19 mois de chimiothérapie. Son père, Aaron, décorateur indépendant de 36 ans à Swaffham, dans le Norfolk, la décrit comme « son univers entier » et raconte qu’elle a souri pendant près de deux ans de traitement.

Les derniers examens d’Esmé ne révèlent désormais plus aucune trace de cancer. Aaron a alors pris une décision : il est resté assis près de trois heures pendant qu’on lui tatouait une réplique exacte de cette cicatrice à l’arrière de la tête, pour que sa fille ne se sente pas « à part ». Il a dit qu’il avait le sentiment que « tout ce qui lui arrive m’arrive aussi ». Selon ses parents, Esmé aime avoir une marque qui ressemble à celle de son papa. La famille soutient la campagne de Cancer Research UK visant à encourager davantage de recherche.

