La frontière entre l’activisme en faveur de l’inclusion corporelle et la liberté individuelle a volé en éclats. Ces dernières semaines, diverses plateformes numériques sont devenues le théâtre d’un débat féroce après que les revendications de certains secteurs cherchant à classer et punir ce qu’ils appellent la « grossophobie romantique » ou la grossophobie affective sont devenues virales.


La proposition, qui pour des millions d’utilisateurs frôle le ridicule, suggère que les hommes qui refusent explicitement d’entretenir des relations amoureuses ou occasionnelles avec des femmes en surpoids devraient faire face à des conséquences ou à des sanctions.
L’argument derrière la controverse
Ceux qui défendent cette position soutiennent que les préférences physiques dans la recherche d’un partenaire ne sont pas « naturelles », mais plutôt le résultat d’un conditionnement social et historique qui marginalise les corps plus-size. Selon cette approche, rejeter une personne uniquement en raison de son poids est une forme de discrimination systématique qui cause un préjudice psychologique et perpétue des normes de beauté inatteignables.
Pour cette raison, ils proposent que les applications de rencontre et les environnements sociaux surveillent, signalent et sanctionnent ce type de comportement, en exposant publiquement ceux qui rejettent les autres en raison de leur morphologie.

La réponse d’internet : « L’attirance n’est pas démocratique »
Comme on pouvait s’y attendre, l’initiative s’est heurtée à un gigantesque mur de rejet et de moqueries en ligne. Des millions d’internautes, hommes comme femmes, ont qualifié la proposition de tentative autoritaire de contrôler les aspects les plus intimes des êtres humains : le désir et l’attirance.
Les critiques soutiennent que personne, en aucune circonstance ni au nom d’aucune idéologie, ne peut être forcé à ressentir de l’attirance pour une autre personne. La liberté de choisir avec qui partager son intimité ou sa vie est considérée comme un droit humain fondamental, donc tenter de la réglementer ou de la pénaliser est, aux yeux de la majorité, une absurdité totale.

L’affrontement entre ceux qui exigent une déconstruction radicale des goûts et ceux qui défendent la souveraineté du libre choix amoureux promet de continuer à accumuler des millions de vues et des débats sans fin dans l’écosystème numérique.
