Denise Lee ne voulait qu’une seule chose.

Elle avait 79 ans, quatre petits-enfants et un cancer en phase terminale qui, trois ans plus tôt, l’avait éloignée de ce qu’elle aimait le plus au monde : les chevaux. Elle avait passé des décennies à monter à cheval et à soutenir l’organisation Riding for the Disabled. Elle était alors alitée à l’hospice St. Barnabas House, à Worthing, en Angleterre, et, en août, elle confia à sa fille Joanne et au personnel qu’elle rêvait de sentir à nouveau l’odeur d’un cheval et d’en toucher un.

Quand Claire Wiggins, aide-soignante, lui demanda ce qui était important pour elle ce jour-là, Denise répondit qu’elle voulait voir un cheval une dernière fois et sentir son souffle sur sa main. Joanne a publié un appel sur Facebook. En quelques heures, leur voisine Kerry Saunders, propriétaire de chevaux, a proposé d’amener deux de ses poneys.

Ils sont arrivés le lendemain matin. L’un était de couleur taupe avec une crinière noire, l’autre blanc avec des taches foncées. Denise, pleinement consciente, posa sa main sur le nez de l’un des poneys et sourit. « Maman a pleuré, nous avons pleuré, les infirmières ont pleuré ! », a écrit Joanne. Denise est décédée paisiblement 36 heures plus tard. « Nous aurons toujours un beau souvenir auquel repenser ».
