En 2018, en Italie, à l’occasion de la Journée internationale des femmes, l’auteur-compositeur-interprète Claudio Gnut est monté dans une voiture, guitare à la main, et a cherché des femmes se livrant à la prostitution dans la rue.
L’idée est née comme un hommage à celles qui, selon Fanpage.it, étaient les femmes les moins à même de célébrer cette date : beaucoup étaient victimes de traite et d’exploitation et vivaient sans droits ni liberté. Le média a cité le Rapport mondial sur la traite des personnes des Nations unies, qui estimait que 21 millions de personnes étaient victimes de traite ou d’esclavage, et que 59 % des victimes identifiées étaient des femmes exploitées sexuellement.
Le chanteur n’a apporté qu’une chanson écrite pour elles : « Pigliati nu poco ‘e bene », une sérénade en napolitain qu’il a composée spécialement en pensant à leur réalité.
« J’ai écrit la chanson en m’imaginant dans cette voiture. Je me suis dit… Si je peux les distraire pendant trois minutes, peut-être que, pendant un instant, elles cesseront de penser au drame qu’elles traversent ». Ce sont les mots du chanteur lors du podcast Concertiny, auquel il était invité.
@_the_jackal Gnut ospite dell’ultimo episodio di @Concertiny ci ha spiegato la storia di un famoso esperimento sociale che andò virale qualche anno fa, oltre a farci ascoltare la sua bellissima Nu Poco ‘e ben ❤️ Guarda l’episodio completo, link in bio 🔗 #concertiny ♬ audio originale – The Jackal
Fanpage.it a documenté chaque rencontre et, bien que les travailleuses du sexe soient prêtes à commencer leur travail, au fil des minutes elles ont toutes eu la même réaction : d’abord la surprise ; puis le soulagement de découvrir que, pendant quelques minutes, personne ne voulait rien d’elles, seulement leur offrir une chanson.
