Sophia a 24 ans, vit à Leeds, au Royaume-Uni, et travaille comme serveuse et créatrice de contenu. Elle est avec son petit ami depuis plus d’un an, qu’elle a rencontré un jour de la Saint-Valentin dans un bar. Tout allait bien, jusqu’à ce que la relation devienne sérieuse.


Puis, quelque chose s’est brisé dans son esprit. Son trouble obsessionnel-compulsif, qui l’obligeait auparavant à se laver les mains jusqu’à 30 fois par jour par peur des germes, a changé de cible : il s’est désormais accroché à son partenaire.
Les vêtements qu’il portait, la façon dont il se coiffait, le moindre détail devenaient la preuve qu’elle ne l’aimait peut-être pas, qu’elle était peut-être infidèle sans s’en rendre compte.

Lors de ses pires journées, elle ne pouvait pas sortir du lit ni aller travailler. Elle passait des heures à poser des centaines de questions à ChatGPT, cherchant une certitude qui ne venait jamais.
Le professeur David Veale, psychiatre au NHS à Londres, le décrit comme un trouble qui dévore l’énergie mentale et pousse l’anxiété au point de paralyser complètement la vie de la personne qui en souffre.
Sophia le résume autrement : elle appelle cela une torture mentale.
