Cristiano Ronaldo, 41 ans, est arrivé à la conférence de presse d’avant-match Portugal-Espagne sur la défensive. Il a regardé un journaliste, l’a pointé du doigt et l’a interpellé sans détour : il a dit qu’il savait qu’il ne l’aimait pas et lui a demandé de poser, pour une fois, une bonne question. Quand le journaliste lui a demandé ce qu’il y avait de plus difficile à jouer une Coupe du monde à 41 ans, Cristiano n’a pas hésité : « te parler », a-t-il répondu avec un sourire tranchant comme une lame.

Mais le capitaine portugais avait une autre histoire en réserve, bien plus douce. Dans l’avion vers Dallas/Arlington, Texas, il a croisé une hôtesse de l’air argentine. Ils n’ont pas beaucoup parlé, mais il a juré qu’il savait d’où elle venait à la façon dont elle le regardait… et à la façon dont elle détournait aussitôt le regard. « Ça veut dire qu’elle n’aime pas Cristiano », a-t-il plaisanté devant les journalistes, en riant.
Il a vite précisé que ce n’était qu’une blague : il a une affection particulière pour les Argentins, a-t-il dit, parce que sa compagne, Georgina Rodríguez, est née à Buenos Aires. Avec trois buts dans le tournoi et même des conseils pour Lamine Yamal sur la manière de gérer les critiques, Cristiano est arrivé pour le choc contre l’Espagne en montrant les deux facettes qui l’ont rendu mondialement célèbre : le guerrier qui ne pardonne pas une question gênante, et le type qui rit de lui-même dès qu’il sort du ring.
