Murat Yakin, 51 ans, n’a rien retenu lors de la conférence de presse. L’entraîneur de la Suisse, qui vient d’éliminer la Colombie aux tirs au but après un match nul 0-0 sans but, a regardé son prochain adversaire droit dans les yeux et a lancé la phrase qui circule déjà sur les réseaux sociaux : « Il était clair que l’Argentine n’est pas invincible ».

Il ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté qu’affronter les champions du monde est « une occasion unique » et a promis de lutter à armes égales samedi 11 juillet à Arrowhead Stadium, à Kansas City. De grands mots pour une équipe qui a atteint les quarts de finale après 72 ans.

Mais dans le vestiaire suisse, tout le monde ne pense pas de la même manière. Ricardo Rodríguez, défenseur d’origine chilienne par sa mère, a adopté un ton plus mesuré et s’est montré direct : il a qualifié l’Argentine de « grande équipe » et a décrit Messi simplement comme « le meilleur ». Deux versions d’une même équipe, à quelques heures d’affronter La Scaloneta. Confiance ou manque de respect ?
