José Andrés est né en Espagne, s’est formé comme chef et a traversé l’Atlantique pour rejoindre les États-Unis. Là-bas, il a contribué à populariser la cuisine espagnole et a bâti un empire de la restauration.
Mais son véritable travail ne figure sur aucun menu. Il a fondé World Central Kitchen, une organisation qui a changé la façon dont l’aide humanitaire répond aux crises. Elle sert des repas dans les zones de guerre, après des catastrophes naturelles et dans des communautés où la faim fait partie du quotidien.

Pour lui, nourrir les gens est indissociable de la dignité et de la justice. Il l’a expliqué dans un entretien accordé à la BBC : « L’alimentation est un droit humain que tout le monde devrait défendre. Aucun enfant ne devrait se coucher le ventre vide, surtout en temps de conflit ».
C’est une déclaration troublante, car elle met en lumière une dure réalité : en temps de guerre, l’accès à la nourriture peut être restreint ou utilisé comme une arme pour punir et contrôler les populations. Et ce sont toujours les plus vulnérables qui sont les plus durement touchés : les enfants.

