À partir du mardi 22 juillet, chaque joueuse de tennis souhaitant mettre les pieds sur un court du circuit professionnel devra d’abord passer par un laboratoire. La WTA a confirmé qu’elle appliquera un test génétique unique et obligatoire à chacune de ses joueuses, à la recherche d’un segment spécifique d’ADN : le gène SRY, qui déclenche le développement sexuel masculin.

Cette mesure n’est pas un caprice isolé. Elle s’inscrit dans la nouvelle politique du Comité international olympique, dirigé par Kirsty Coventry, et liée à un décret présidentiel du président des États-Unis, Donald Trump. Auparavant, il suffisait de déclarer une identité féminine et de maintenir un faible taux de testostérone pendant deux ans ; désormais, ce critère disparaît complètement.

Si le test est positif, il n’existe qu’une seule issue : prouver cliniquement une affection telle que le syndrome complet d’insensibilité aux androgènes. La WTA devient ainsi le premier circuit professionnel féminin indépendant à exiger cela de toutes ses athlètes. Protection nécessaire pour le sport féminin ou barrière injuste déguisée en science ?
