Nancy Mace n’a pas édulcoré son message.
La députée américaine soutient que les enfants ne devraient pas être considérés comme transgenres et qu’aucun adulte — parent, enseignant, médecin ou militant — ne devrait les pousser à adopter une identité ou à prendre des décisions médicales qu’ils sont, selon elle, trop jeunes pour comprendre. Elle a employé des termes durs pour décrire cette situation, évoquant une idéologie imposée aux mineurs.

Mais cette question mêle des sujets souvent confondus. Changer de coiffure, de vêtements, de prénom ou de pronoms n’est pas la même chose que prendre des médicaments, et prendre des médicaments n’est pas la même chose que subir une intervention chirurgicale. Ce que les écoles devraient dire aux parents relève d’un autre débat. Les organisations médicales, les familles, les élus et les groupes de défense restent divisés, et les lois varient considérablement d’un État à l’autre.

Un autre détail mérite d’être relevé : il y a des années, Mace elle-même a distingué l’exploration sociale, comme le choix des vêtements ou des pronoms, des changements médicaux permanents, qui, selon elle, devraient attendre l’âge adulte.
Ses détracteurs répondent que des restrictions générales empiètent sur des décisions que les familles devraient prendre avec des professionnels de santé. Alors, où s’arrêterait l’autorité parentale, et à quel âge une jeune personne peut-elle décider pour son propre corps ?
