« Personne ne m’avait prévenue à l’hôpital de ce qu’on m’avait fait. J’étais un monstre. Je n’avais ni lèvres ni nez »

Por Carlos Valencia
9 September, 2026

Une araignée de piscine. C’est comme ça que tout a commencé.

Carmen Gil était en vacances à Las Palmas lorsque cette minuscule créature lui a transmis une bactérie dite « mangeuse de chair ». En quelques jours, son organisme est entré en état de choc septique et les médecins l’ont plongée dans un coma artificiel pour lui sauver la vie. Pendant son sommeil, elle a perdu son nez, ses lèvres, son palais et plusieurs doigts. Mais personne ne lui en a parlé.

Elle s’est réveillée des semaines plus tard à Barcelone, sans savoir ce que son propre corps avait subi. Un jour comme les autres, on l’a poussée en fauteuil roulant vers un ascenseur muni d’un miroir. C’est là, sans avertissement, sans préparation, sans que personne ne lui ait rien expliqué au préalable, qu’elle a vu son reflet pour la première fois. Elle n’avait pas de lèvres. Elle n’avait pas de nez. « J’étais stupéfaite », se souvient-elle encore, le visage tendu.

Ce moment devant le miroir allait finalement devenir le point de départ d’une décision médicale sans précédent dans le monde entier : accepter une greffe de visage provenant d’une personne qui avait demandé l’euthanasie.

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