Nancy Mace n’a pas mâché ses mots. « Si la maladie mentale du post-partum devient un passe-droit permettant d’échapper à la prison après avoir tué ses enfants, alors toute personne qui en est diagnostiquée devrait perdre la garde de ses enfants », a écrit la députée républicaine de 48 ans sur ses réseaux sociaux le 2 septembre.

La déclaration est intervenue au moment même où le jury dans l’affaire visant Lindsay Clancy, l’ancienne infirmière de 36 ans accusée d’avoir tué ses trois enfants — Cora, 5 ans ; Dawson, 3 ans ; et Callan, qui n’avait que 8 mois — s’est retrouvé dans une impasse au Massachusetts, obligeant le tribunal à annuler le procès.

Clancy n’a jamais nié ce qu’elle avait fait ce soir-là, en janvier 2023, à Duxbury. Sa défense invoque la psychose du post-partum et la surmédication ; l’accusation soutient qu’elle savait exactement ce qu’elle faisait.

Ce que Mace n’a pas dit, c’est qu’un verdict de non-culpabilité pour cause d’irresponsabilité pénale ne signifie pas qu’on est libre : il entraîne une hospitalisation psychiatrique pour une durée indéterminée et des évaluations constantes. Malgré tout, son commentaire a ouvert une brèche inconfortable : peut-on parler de la santé mentale dans le contexte de la maternité sans gommer la responsabilité dans la perte de trois vies ? Nancy Mace a-t-elle raison ?

