Sydney Sweeney, 25 ans, est apparue nue, posant avec un ballon, une raquette, des gants de boxe et un club de golf. Ce n’était pas une séance photo de mode : c’était une publicité pour Novig, la plateforme de paris sportifs dont elle est elle-même actionnaire. En quatre jours, la vidéo a cumulé 37 millions de vues.

Mais les applaudissements publicitaires se sont heurtés de plein fouet au sport réel. La surfeuse australienne Felicity Palmateer a déclaré à CNN que la campagne était préjudiciable aux sportives et aux jeunes femmes qui rêvent de participer à des compétitions un jour. La nageuse Ariarne Titmus, détentrice de quatre médailles d’or olympiques, a exprimé son indignation sur Instagram, et l’athlète Lucy Davis a ajouté ses critiques, avec le soutien public de Florence Pugh.

Sweeney n’est pas restée silencieuse : elle a répondu en partageant des photos de l’emblématique « Body Issue » d’ESPN, sur lesquelles Serena Williams et Megan Rapinoe posaient nues des années auparavant. Ce n’est pas la première fois qu’elle fait face à ce genre de controverse — en 2025, elle avait déjà été prise pour cible pour sa campagne avec American Eagle. La question qu’elle a laissée en suspens : où s’arrête l’art et où commence l’exploitation du corps féminin dans le sport ?
