Ahad Saadi en avait assez que sa mère lui demande quand il allait se marier.
Alors, en 2008, cet artiste iranien a décidé d’imaginer sa partenaire idéale et l’a peinte en utilisant l’Azarnegari, sa technique consistant à brûler du tissu pour créer des images. Il n’avait personne en tête. Juste un visage qu’il avait entièrement inventé.

À la fin de 2009, il a exposé ce portrait dans une galerie à Tabriz. Parmi les visiteurs se trouvait Parisa Karamnezhad, une autre artiste, et elle s’est figée devant le tableau : les cheveux bouclés, les yeux, les traits, tout lui ressemblait. Ahad a ressenti la même chose lorsqu’il l’a vue, mais Parisa était alors en couple et chacun est parti de son côté.
Un an et demi s’est écoulé avant qu’Ahad ne la retrouve sur Facebook. Désormais célibataire, elle a accepté de dîner avec lui. Ce soir-là même, alors qu’ils se connaissaient à peine, Ahad l’a demandée en mariage. Parisa n’a pas répondu ce soir-là, mais le lendemain, elle l’a appelé et a dit oui.
