Un chirurgien britannique a gravé au laser ses initiales dans le foie de deux patients transplantés alors qu’ils étaient inconscients et a plaidé coupable devant le tribunal

Por Aracely Molina
29 May, 2026

En 2013, Simon Bramhall était l’un des chirurgiens spécialisés dans la transplantation hépatique les plus estimés du Royaume-Uni. Il exerçait au Queen Elizabeth Hospital de Birmingham. Il sauvait des vies. Et à la fin de deux transplantations — en février et en août de cette année-là — il a fait quelque chose qu’aucun protocole médical n’envisage : il a pris le coagulateur à l’argon, le même instrument utilisé pour arrêter les hémorragies, et a gravé ses initiales « SB » dans le foie nouvellement transplanté de ses patients. Ils étaient sous anesthésie. L’équipe chirurgicale était présente. Personne ne l’a arrêté. L’instrument à l’argon laisse des marques qui, normalement, guérissent et disparaissent d’elles-mêmes. Mais sur l’un des foies, les initiales ne se sont pas estompées. C’est un autre chirurgien qui, des mois plus tard, lors d’une seconde intervention de suivi, les a découvertes. Cette découverte fortuite a tout changé. En 2017, Bramhall a plaidé coupable devant la Birmingham Crown Court de deux chefs d’accusation d’agression. Il a soutenu qu’il l’avait fait pour « soulager le stress pendant des opérations longues et difficiles ». Le procureur l’a décrit autrement : un acte délibéré commis sur des patients inconscients, sans leur consentement. Le débat qui est resté ouvert n’est pas anodin : un acte physique peut-il constituer un crime s’il ne laisse aucun dommage permanent ?

Puede interesarte