Ezequiel Swinnen, connu sous le nom de « Gaucho Verde », possède une ferme à Luján, en Argentine, où ses poules se déplacent librement, picorent de l’herbe et des insectes, et n’ont presque jamais besoin d’antibiotiques. Mais lorsqu’on lui demande si ses oiseaux sont heureux, il donne une réponse à laquelle personne ne s’attend.

Pour lui, parler de « poules heureuses » relève du pur marketing émotionnel. Il préfère parler des cinq libertés du bien-être animal : être à l’abri de la faim, de la peur et de la douleur, avec l’espace nécessaire pour se comporter naturellement. Un langage plus technique, moins axé sur la vente, mais selon lui, bien plus honnête.

Le coût de ce système est réel : ses œufs coûtent 40% de plus que les œufs conventionnels, et il reconnaît que ce modèle ne pourrait jamais nourrir le monde entier. Malgré cela, il n’attaque pas ceux qui produisent différemment. Il demande seulement que nous cessions de chercher des sentiments là où il existe un bien-être mesurable. Et cette idée, si simple, fait déjà débattre la moitié d’Internet.

