
Stephanie Mullaley avait un plan : réunir 1.800 dollars pour un voyage en Équateur. C’est la méthode qui posait problème.
Mullaley était enseignante remplaçante à temps plein dans un lycée de Clinton, dans l’Iowa. Le voyage n’était pas simplement touristique : son mari et elle avaient été invités à participer à une mission médicale, elle en tant qu’interprète et lui en tant que membre de l’équipe. Pour couvrir leurs frais de transport, d’hébergement et de nourriture, Mullaley a créé une campagne GoFundMe personnelle. Selon le juge administratif Duane Golden, au printemps 2026, elle a proposé à ses élèves des crédits supplémentaires s’ils faisaient un don à la campagne. D’après la décision, les élèves se sont sentis sous pression, et certains ont quand même fait un don.

La collecte de fonds s’est finalement avérée plus modeste que prévu : seulement six dons, allant de 5 à 50 dollars, pour un total de 140 avant que tout soit mis en suspens. Le 29 mai, le district l’a licenciée avec effet immédiat pour avoir enfreint son code d’éthique. Elle a demandé des allocations de chômage, mais le juge a rejeté sa demande en raison d’une faute liée au travail.
La décision a conclu que proposer des crédits supplémentaires en échange de dons constituait une faute liée au travail. La campagne a ensuite été supprimée de GoFundMe, et les 140 dollars ont été remboursés aux donateurs.
