
En 2015, Anya Pogharian avait 17 ans lorsqu’on lui a donné un projet scientifique à réaliser dans son école de Montréal. On lui demandait 10 heures de travail. Elle en a fourni 300.
Tout a commencé quelques mois plus tôt, lorsqu’elle faisait du bénévolat dans un service de dialyse. Là, elle a vu quelque chose qu’elle ne pouvait pas oublier : des patients épuisés, reliés pendant des heures à des machines coûtant plus de 30,000 dollars canadiens et dépendant d’un hôpital pour rester en vie.
Anya n’avait ni laboratoire ni équipe d’ingénieurs, mais elle avait Internet. Elle a téléchargé des manuels techniques sur de véritables appareils de dialyse et a appris seule leur fonctionnement interne. Puis elle a cherché des pièces recyclées et des composants peu coûteux et, pendant son temps libre, elle a assemblé un prototype de la taille d’une mallette.

Le coût final était de 500 dollars canadiens. 70 fois moins qu’un appareil hospitalier. Lors des tests, il filtrait 4 litres de liquide en 25 minutes, alors qu’il était censé lui falloir 2 heures et demie.
À mesure que son invention se faisait connaître, de grandes marques ont proposé de participer à son développement, mais l’appareil n’a jamais été commercialisé. Anya était trop jeune pour faire face à ce qu’impliquait la mise sur le marché d’un tel produit par ses propres moyens, et ceux qui ont acquis la licence ont disparu.
Même ainsi, Pogharian n’a pas abandonné ses rêves et, aujourd’hui, elle continue de mettre son expertise au service de la recherche médicale.
Son invention a démontré quelque chose de véritablement important et inspirant pour d’autres jeunes : la solution à un problème qui semble impossible peut commencer par une idée et de la détermination. 💙

