Jessy a tout enregistré sur son téléphone. Elle a acheté un gâteau au rhum pour l’anniversaire d’un enfant et a décidé de ne pas dire à son frère ce qu’il contenait.
Il l’a mangé sans se douter de quoi que ce soit. Il était sobre depuis cinq ans, cinq années bâties jour après jour grâce à la thérapie, à la discipline et à la décision constante de ne plus jamais goûter une seule goutte d’alcool. Lorsque sa sœur a finalement avoué que le gâteau contenait du rhum, son corps a réagi avant son esprit : il a commencé à respirer difficilement, la panique lui est montée à la gorge et son visage s’est rempli d’une angoisse qui n’avait besoin d’aucun sous-titre. Ce que beaucoup de gens ignorent, c’est que ces gâteaux sont souvent imbibés de sirop au rhum après la cuisson, de sorte que l’alcool ne s’évapore jamais complètement.

Alors qu’il essayait d’assimiler le fait que sa sobriété avait été violée sans son consentement, le reste de la famille riait face caméra. Les spécialistes des addictions n’ont pas tardé à intervenir pour expliquer l’évidence : pour une personne en rétablissement, le consentement n’est pas un détail — c’est le fondement de tout. Combien de temps allons-nous continuer à confondre un véritable préjudice avec une blague familiale ?
@xo.jessyy My sister purposely gave it to him #fyp ♬ original sound – Jessy 🌻
